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Le cancer, oui mais après ? (31/03/2008 à 05:00)
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Une enquête réalisée fin 2004 début 2005 a suivi 4 270 adultes diagnostiqués en 2002. Elle vient de remettre ses conclusions. Voici les conditions de vie deux ans après le diagnostic :
Sur la maladie, 80 % parlent du cancer en employant le terme cancer ou tumeur. Ce qui atteste que cette maladie n’est plus tabou.
3 % de l’entourage familial éprouve et fait ressentir une forme de « rejet ».
5 % des proches ont la même attitude, et 4 % d’autres personnes.
Les personnes faisant partie de l’étude avaient entre 18 et 57 ans au moment où ils ont appris leur maladie. Ils étaient 88 % à être en activité, la plupart avec un emploi et 5 % au chômage.
Deux ans plus tard, 60 % occupent encore un emploi, 23 % sont sans emploi, 12 % en arrêt maladie et 8 % au chômage.
Un quart déclare une baisse de revenus, dont les deux tiers attribuent cette perte au cancer.
Cette étude a été réalisée dans le cadre du « plan cancer » voulu par Jacques Chirac. Des améliorations, une dizaine, ont pour objectif d’améliorer la prise en charge et les conditions de vie des personnes atteintes du cancer
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Personnellement, et je sais de quoi je parle, je dirais que la prise en charge, pour autant que vous soyez suivis dans un centre anticancéreux, est optimale. Le personnel adapté, ne serait-ce que les services administratifs formés pour.
L’effet « rejet » des autres, là tout dépend de la capacité à « encaisser » et du malade lui-même. Chacun vit « sa » maladie avec plus ou moins de difficultés. S’effondrer, se battre, relativiser, se révolter, se confier, s’enfermer sur soi-même, épargner son entourage…. C’est que ça bouscule sévèrement un cancer…Et les traitements, ah les traitements ! Toujours là pour vous rappeler que vous n’avez pas une grippe ! Lourds, invasifs, effets secondaires… Difficile d’être un proche, de trouver les mots…Parfois la fuite est salutaire, quoi de plus naturel lorsque la réponse pourrait être maladroite. Pour la plupart des personnes le mot cancer rime avec mort, alors comment parler à un mort vivant ? Qui ne décédera pas forcément de la maladie !
L’emploi ??? Faut voir avec le patron, comprendra-t-il certaines absences pour les traitements, la fatigue due à ceux-ci ??? Ne verrait-il pas l’avantage de certains aménagements comme le mi-temps thérapeutique ?
La perte de revenus ??? Evidemment, si vous vous retrouvez inapte à assumer votre emploi vous « glissez » doucement mais sûrement soit vers l’invalidité, soit vers le chômage… même si vous vous battez et œuvrez deux fois plutôt qu’une, ne serait-ce que pour mettre une « grosse droite » à la maladie. Alors les revenus chutent, malgré vos engagements financiers antérieurs, et c’est la spirale vers le bas… Trouver un autre emploi ? Ouh lala, là c’est l’histoire d’une pochette surprise ! En son temps la lessive « Bonux » mettait des cadeaux dans sa poudre à laver, même si c’étaient des bricoles, au moins c’étaient des cadeaux ! Et en matière de cadeaux, le cancer et son plan, non, je ne vois pas !
Tout ceci étant dit, et vous qu’en pensez vous ?
Marie Deverly
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